Tuesday, June 17, 2008

Doute, croyance et certitude

Comme à chaque fois que je suis sur une nouvelle piste, j'y crois.

Je suis convaincue que je tiens la clé de l'intensité et je rève de proclamer : le bébé aux besoins intenses n'existe pas!
Je rève de parvenir à soulager une bonne fois pour toute mon fils de son intensité et que la recette s'applique à tous les autres intenses.
Je rève de pouvoir déclarer que chaque intense est un enfant dont une pathologie n'a pas été dépistée.
Les PLV, c'était il y a 6 mois, ça nous a sauvé d'un impasse infernale, la privation devient trop lourde pour des résultats de moins en moins convaincants.
Nous sommes entrain de soigner une pullulation micro-bactérienne -en passant pour Amabel une forme du syndrôme de l'intestin irritable- qui dans sa batterie de symptôme contient des troubles du sommeil et du comportement.

A chaque instant j'oscille entre doute, croyance et certitude...


Thursday, June 12, 2008

craquage....

Mon fils (toujours 31 mois) est une bombe humaine en ce moment. Aujourd'hui...on a fait une sortie à la cité des Sciences. Cité des enfants (2-7 ans). C'est la deuxième fois qu'on y allait. Cela s'était relativement bien passé la première fois, mais là cata!! Il ne supportait pas qu'il y ait autant d'enfants, il ne supportait pas de patienter. Il agressait littéralement petits et grands sur son passage pour pouvoir obtenir ce qu'l voulait. Au fil des différentes lectures que j'ai faites sur le maternage en général, et la psychologie de l'enfant, on pourrait croire, vu de l'extérieur que mon enfant est maltraité et qu'il reproduit ce qu'il subit à la maison, c'est à dire imposer son autorité, forcer les petits camarades à faire selon ses désirs...Bref le modèle-type de l'enfant en maltraitance...Alors comme ce n'est pas le cas je m'interroge!! Que faire!!?? Ce côté de l'intensité qui est de hurler son mécontentement à la face du monde et frapper lorsqu'on est frustré est pour moi tout bonnement insupportable...En plus, on a beau essayé de se blinder mais trimbaler monstre hurleur dans les lieux publics ben au bout d'un moment on se tape la honte et on se demande où est ce qu'on a merdé...

Wednesday, May 28, 2008

Une journée avec un extraterrestre

Il est vrai que depuis début février, départ de l'éviction des PLV, notre vie a progressivement changé. Cependant, j'ai toujours en face de moi un petit intense et je devrais sûremment faire une éviction d'autre chose pour qu'il se sente vraiment mieux. Mon fils se réveille encore la nuit (31 mois...) mais est de bien meilleur humeur le jour ;-)
Il y a trois semaines cependant, je me suis trouvé en face d'un extraterrestre. Toute la journée durant, je n'ai pas eu à le forcer ou trouver des milliards de stratagèmes pour le mettre dans la voiture, ni pour sortir, ni même quand je lui disais "non" pour quelque chose...Il a fait tout ce que les autres petits garçons de son âge auraient fait, il a fait la moue, je lui ai expliqué à nouveau et il est passé à autre chose...Et là j'ai pu entrapercevoir à quel point les parents d'autres enfants non intenses que je cotoie n'ont absoluement aucune idée de ce que peut signifier de vivre avec un intense. Ce jour-là était empreint de légèreté, de joie, l'impression d'être sur une autoroute fluide au volant d'une familiale bien confortable...Bien que ma vie ait réellement pris un tournant depuis février et aussi parce que mon fils grandit, cependant la route que je traverse tous les jours et toutes les nuits ressemble pûtôt à une route de montagne, escarpée, avec virages très serrés et moi je conduis un char d'assaut...

Sunday, April 27, 2008

Au sujet des pleurs.

La rédaction du précédent post a fait ricochet dans mon esprit; je recherchais un article que j’avais pu lire avant la naissance de mon fils schématisant des visages de bébés et permettant d’identifier les pleurs des bébés, faim, colère, peur etc… Je n’ai pas retrouvé, mais ce descriptif de la douleur sur le site de Robert Debré m’a arêtée :

"Les bébés Les bébés ne peuvent pas vous dire où ils ont mal ni combien. Dans bien des cas, ils pleurent sans arrêt, ils perdent l’appétit et ils ne dorment pas. Dans certains cas, ils serrent les poings. Il arrive même parfois qu’ils dorment trop.
...
Si, en raison de son âge ou de son niveau de développement, l’enfant ne peut pas parler de la douleur, il se peut qu’il pleure, qu’il se lamente, qu’il pleurniche et qu’il fasse des grimaces pour exprimer la douleur."

S’ensuit une échelle d’évaluation :




Voici une photo de mon fils, illustrant nos premiers mois :

Friday, April 25, 2008

Mais qu'allons nous faire de ce terrible bébé?



Mais qu’allons nous faire de ce terrible bébé ?
Cressida Cowell, Ingrid Godon, Editions Casterman

J’aime beaucoup la dédicace, elle me laisse suspecter que l’auteur a eu un bébé aux besoins intenses :
« à tous les parents désarmés… »

Je me retiens de mettre trop de cœur lorsque je lis cette histoire à mon fils, il serait effrayé.

Tout au long du livre, le terrible bébé ne pleure que d’une seule et même voix, tout comme le faisait mon intense. On m’avait dit qu’au fil du temps, une maman apprenait à reconnaître les pleurs de son enfant… mais les mois se succédaient et je n'y comprenais toujours rien.
Aujourd’hui l’éviction des PLV a libéré mon fils de ses terribles douleurs qui le réveillaient la nuit.
La journée il y a les pleurs de frustration, les pleurs de colère, les pleurs de je fais semblant, les pleurs de dramaturge etc… et je les identifie bien.
Ces derniers jours, mon fils se réveille à nouveau la nuit, il a contracté un virus qui le fait souffrir. Quel douloureux pincement au cœur d’entendre à nouveau ces pleurs de douleurs qui étaient bien l’unique tonalité des 16 premiers mois.




Monday, April 14, 2008

Ne plus

Ne plus craindre d’aller se coucher après tout, il faudra tellement vite se relever.
Ne plus se mettre à table pour la quitter aussitôt la première bouchée enfournée.
Ne plus fermer le robinet de multiple fois sous la douche pour écouter un éventuel pleur.
Ne plus interdire l’accès à la cuisine, sous prétexte que le bébé dort dans la pièce mitoyenne.
Ne plus marcher sur la pointe des pieds dès que le bébé dort.
Ne plus entendre cette déchirante sirène de pleurs se mettre en route.
Ne plus l’entendre briser le silence de la nuit.
Ne plus l’avoir comme réveil matin.
Ne plus entamer la journée au son d’un bébé hurleur.
Ne plus craindre pour sa santé mentale.
Ne plus s’enfuir d’un endroit en s’excusant du niveau sonore des pleurs.
Ne plus avoir à faire face à tous ces regards qui savent tellement mieux.
Ne plus s’excuser chaque matin auprès de ses voisins.
Ne plus vivre reclus.
Ne plus penser qu’on a fait la plus grave erreur de notre vie.
Ne plus culpabiliser.
Ne plus souffrir .
Ne plus lutter contre cette fatigue irrépressible.
Ne plus porter ce fardeau.
Ne plus réorganiser sa journée 10 000 fois au rythme des non-siestes.
Ne plus en vouloir autres parents d’avoir reçu eux un enfant classique.
Ne plus se sentir prisonnier.
Ne plus espérer que quiconque comprenne ma vie.
Ne plus se demander lequel du jour ou de la nuit est le pire.

Sunday, April 13, 2008

Pour en finir avec la culpabilité.

Mais pourquoi sont-ils intenses ? Nous nous sommes toutes posées la question. La grossesse, la naissance, nous nous les sommes repassées comme pour trouver l’élément qui bloquait, celui qui très certainement avait rendu notre enfant intense.
Sur notre forum, une section y est consacrée, et chacune a son histoire propre; aucun élément ne concorde, certaines d’entre nous ressentent même que tout a été idyllique.
Alors pour quoi sont-ils intenses ?
En d’autres temps, nous aurions invoqué une puissance.
Pour l’instant et en l’absence d’une réponse, oublions les causes liées à la grossesse ou à la naissance, elles ne font que culpabiliser les mamans déjà suffisamment accablées.