Friday, September 12, 2008

Biberonné avec amour!

Je n ai pas allaité... du moins j ai essayé quelques jours mais tout ne s'est pas déroulé comme le l'aurais souhaité. Le babi se calme plus aisement au sein... Nous n'avions plus cette option, j'étais désemparée... Comment allais-je pouvoir calmer mon fils? Il rejetait sa tétine et pourtant il avait un besoin de succion considérable. J'avais le sentiment d'avoir une boule de nerf dans les bras, un enfant inquiet, tonique, inconsolable... Cela me renvoyait une image trés négative, celle d'une maman trop angoisée pour apaiser son bébé.
J'essayais de répondre aux besoins de mon enfant dans l'urgence, j'avais developpé des stratégies pour être rapide et efficace dans la préparation des biberons... en moins de 30 secondes ils étaient prêts à être englouttis. Mon intense se ruait sur son lait (j'essayais de respecter les horaires de repas trop rigides pour nos babi), avait du mal a prendre la tétine, tournait nerveusement sa tête de gauche à droite, se cambrait... Puis la douleur, les vomissements, les maux d'estomac, la constipation... Tout était bien trop compliqué, j'étais épuisée et désemparée face à cette situation. J'ai appelé au secours ma pédiatre, nous avons changé de tétine, épaissi le lait (du vrai platre), donné des médicaments pour soulager ses reflux et nous sommes rapidement passé a la diversification... à 4 mois et demi tout est progressivement rentré dans l'ordre niveau alimentation.
Mais l'endormissement, quelle galère! Comment endormir un enfant qui refuse de se blottir surtout lorsqu'on ne peut pas lui proposer le sein? Je passais des heures à le porter, à faire les 400 pas dans le plus grand calme et l'obscurité pour une demi heure de repit. Je suis intimement convaincue que nos intenses n'ont pas cette capacité d auto-apaisement... Alors, j arrête progressivement de vivre, plus de bruit, on coupe le téléphone, on ne marche plus car le plancher craque... on met le sèche linge en route, car son doux ronronnement semble rassurer bébé.
Le babi dort peut, et le reste du temps si maman ne le porte pas en marchant, il hurle... Pour le divertir maman joue encore et toujours, il est vif, éveillé et très sociable. Avec lui, il n'y a pas de juste milieu. Avec ses grands yeux toujours ouverts, il dévore son environnement! Il semble ne pas apprécier son corps de bébé qui le limite dans son désir de découvertes. Maman et papa sont à sa disposition pour répondre à ses nombreuses exigeances. Il veut tout attraper, tout toucher... Les gens a l'extérieur le trouve agréable, souriant et surtout très présent! Oui, mais maman est tellement fatiguée qu elle ne perçoit plus les bons côtés.
Mon intense est hypersensible, hypertonique, hyperactif... c'est un explorateur et un charmeur qui me surprend chaque jour... Tout dans le trop et j'ai encore du mal a accepter la situation telle qu'elle est... Mais je suis en bonne route... En changeant de regard, en arrêtant de vouloir entrer dans mon idéal (la normalité quoi?) et surtout en évitant d'aller à l' encontre mon babi, je suis persuadée que les choses rentreront progressivement dans l'ordre...

Wednesday, September 10, 2008

Le bébé aux besoins intenses est ÉCONOMIQUE !

Le bébé aux besoins intenses est ÉCONOMIQUE !

Avant que notre fils naisse j’étais impressionnée par l’offre des détaillants en puériculture et me posait des questions sur l’utilité des articles. Nos intenses nous ont apporté la réponse, la voici catalogue en mains :

  •  Le lit : INUTILE 
Le bébé aux besoins intenses ne dort quasiment jamais ou seulement SUR maman ou en écharpe
  • La table à langer : A ÉVITER 
Mon bébé aux besoins intenses, se cabrait tellement en hurlant, qu’à la maternité il a failli en tomber. Préférer le sol.
  • La turbulette, la couverture : INUTILE
Le bébé aux besoins intenses ne supporte pas d'être couvert.
  • L’anneau ou le transat de bain : INUTILE
Mon bébé aux besoins intenses cherchait à s’échapper et j’avais ainsi peur qu’il se noie. Allongé au fond de la grande baignoire en toute liberté avec de l’eau jusqu’au visage, quelle libération, c’était le seul moment où les hurlements cessaient.
  • La tétine ou sucette : INUTILE
Recrachée instantanément.
  • La chaise haute : DANGEREUX
Le bébé aux besoins intenses est hypertonique, à force de pousser sur les jambes, il renverse même les plus stables.
  • Le tapis d’éveil : L’ARNAQUE !
« l’enfant joue, se retourne, s’endort » la bonne blague ! Non seulement aucun intense ne s’est jamais endormi pouf comme ça, mais en plus impossible de les faire rester sur un si espace si restreint.
  • Le doudou : L’ARNAQUE 2
Qu’on me trouve un intense qui ait un autre doudou que sa maman !
  • Le baby phone : INUTILE
Le bébé aux besoins intenses hurle suffisamment fort pour l’entendre où que ce soit dans la maison !
Merci à Chloé pour le baby phone, c’est de sa réflexion sur leur inutilité qu’est parti cet article !
  • Le parc : INUTILE
Autant mettre un lion en cage.
  • La poussette, le landau : INUTILE
Ou c’est une promenade hurlante assurée, le bébé aux besoins intenses a exclusivement besoin d’être PORTÉ
  • Le siège auto : INUTILE jusqu’à 6 mois
Les 6 premiers mois, le bébé aux besoins intenses hurle en voiture.

Quand on est parent de bébé aux besoins intenses, il en faut de l’imagination à l’économie, la plupart du temps l’un des deux ne reprendra pas son activité professionnelle.




Tuesday, June 17, 2008

Doute, croyance et certitude

Comme à chaque fois que je suis sur une nouvelle piste, j'y crois.

Je suis convaincue que je tiens la clé de l'intensité et je rève de proclamer : le bébé aux besoins intenses n'existe pas!
Je rève de parvenir à soulager une bonne fois pour toute mon fils de son intensité et que la recette s'applique à tous les autres intenses.
Je rève de pouvoir déclarer que chaque intense est un enfant dont une pathologie n'a pas été dépistée.
Les PLV, c'était il y a 6 mois, ça nous a sauvé d'un impasse infernale, la privation devient trop lourde pour des résultats de moins en moins convaincants.
Nous sommes entrain de soigner une pullulation micro-bactérienne -en passant pour Amabel une forme du syndrôme de l'intestin irritable- qui dans sa batterie de symptôme contient des troubles du sommeil et du comportement.

A chaque instant j'oscille entre doute, croyance et certitude...


Thursday, June 12, 2008

craquage....

Mon fils (toujours 31 mois) est une bombe humaine en ce moment. Aujourd'hui...on a fait une sortie à la cité des Sciences. Cité des enfants (2-7 ans). C'est la deuxième fois qu'on y allait. Cela s'était relativement bien passé la première fois, mais là cata!! Il ne supportait pas qu'il y ait autant d'enfants, il ne supportait pas de patienter. Il agressait littéralement petits et grands sur son passage pour pouvoir obtenir ce qu'l voulait. Au fil des différentes lectures que j'ai faites sur le maternage en général, et la psychologie de l'enfant, on pourrait croire, vu de l'extérieur que mon enfant est maltraité et qu'il reproduit ce qu'il subit à la maison, c'est à dire imposer son autorité, forcer les petits camarades à faire selon ses désirs...Bref le modèle-type de l'enfant en maltraitance...Alors comme ce n'est pas le cas je m'interroge!! Que faire!!?? Ce côté de l'intensité qui est de hurler son mécontentement à la face du monde et frapper lorsqu'on est frustré est pour moi tout bonnement insupportable...En plus, on a beau essayé de se blinder mais trimbaler monstre hurleur dans les lieux publics ben au bout d'un moment on se tape la honte et on se demande où est ce qu'on a merdé...

Wednesday, May 28, 2008

Une journée avec un extraterrestre

Il est vrai que depuis début février, départ de l'éviction des PLV, notre vie a progressivement changé. Cependant, j'ai toujours en face de moi un petit intense et je devrais sûremment faire une éviction d'autre chose pour qu'il se sente vraiment mieux. Mon fils se réveille encore la nuit (31 mois...) mais est de bien meilleur humeur le jour ;-)
Il y a trois semaines cependant, je me suis trouvé en face d'un extraterrestre. Toute la journée durant, je n'ai pas eu à le forcer ou trouver des milliards de stratagèmes pour le mettre dans la voiture, ni pour sortir, ni même quand je lui disais "non" pour quelque chose...Il a fait tout ce que les autres petits garçons de son âge auraient fait, il a fait la moue, je lui ai expliqué à nouveau et il est passé à autre chose...Et là j'ai pu entrapercevoir à quel point les parents d'autres enfants non intenses que je cotoie n'ont absoluement aucune idée de ce que peut signifier de vivre avec un intense. Ce jour-là était empreint de légèreté, de joie, l'impression d'être sur une autoroute fluide au volant d'une familiale bien confortable...Bien que ma vie ait réellement pris un tournant depuis février et aussi parce que mon fils grandit, cependant la route que je traverse tous les jours et toutes les nuits ressemble pûtôt à une route de montagne, escarpée, avec virages très serrés et moi je conduis un char d'assaut...

Sunday, April 27, 2008

Au sujet des pleurs.

La rédaction du précédent post a fait ricochet dans mon esprit; je recherchais un article que j’avais pu lire avant la naissance de mon fils schématisant des visages de bébés et permettant d’identifier les pleurs des bébés, faim, colère, peur etc… Je n’ai pas retrouvé, mais ce descriptif de la douleur sur le site de Robert Debré m’a arêtée :

"Les bébés Les bébés ne peuvent pas vous dire où ils ont mal ni combien. Dans bien des cas, ils pleurent sans arrêt, ils perdent l’appétit et ils ne dorment pas. Dans certains cas, ils serrent les poings. Il arrive même parfois qu’ils dorment trop.
...
Si, en raison de son âge ou de son niveau de développement, l’enfant ne peut pas parler de la douleur, il se peut qu’il pleure, qu’il se lamente, qu’il pleurniche et qu’il fasse des grimaces pour exprimer la douleur."

S’ensuit une échelle d’évaluation :




Voici une photo de mon fils, illustrant nos premiers mois :

Friday, April 25, 2008

Mais qu'allons nous faire de ce terrible bébé?



Mais qu’allons nous faire de ce terrible bébé ?
Cressida Cowell, Ingrid Godon, Editions Casterman

J’aime beaucoup la dédicace, elle me laisse suspecter que l’auteur a eu un bébé aux besoins intenses :
« à tous les parents désarmés… »

Je me retiens de mettre trop de cœur lorsque je lis cette histoire à mon fils, il serait effrayé.

Tout au long du livre, le terrible bébé ne pleure que d’une seule et même voix, tout comme le faisait mon intense. On m’avait dit qu’au fil du temps, une maman apprenait à reconnaître les pleurs de son enfant… mais les mois se succédaient et je n'y comprenais toujours rien.
Aujourd’hui l’éviction des PLV a libéré mon fils de ses terribles douleurs qui le réveillaient la nuit.
La journée il y a les pleurs de frustration, les pleurs de colère, les pleurs de je fais semblant, les pleurs de dramaturge etc… et je les identifie bien.
Ces derniers jours, mon fils se réveille à nouveau la nuit, il a contracté un virus qui le fait souffrir. Quel douloureux pincement au cœur d’entendre à nouveau ces pleurs de douleurs qui étaient bien l’unique tonalité des 16 premiers mois.